« C’est un malheur qu’il y ait trop peu d’intervalles entre le temps où l’on est trop jeune, et le temps où l’on est trop vieux », écrivait Montesquieu. Dans la France de 2010, les choses ont bien changé. Encore faut-il créer les conditions pour favoriser le « mieux vieillir ». Dans une ville comme la nôtre où la part de la population âgée de plus de 60 ans représente 26,5 % des Neuilléens, quelle est la politique à l’égard des « seniors » ?
Allongement de la durée de vie, enjeu de société (30 % des Français ont plus de 50 ans), redécouverte de leur importance dans l’univers de l’entreprise, débat sur la réforme des retraites : les « seniors » sont au coeur de l’actualité.
Véritable phénomène de société, cette catégorie n’est pas homogène et recouvre des situations extrêmement variées : personnes très âgées à mobilité réduite, seniors ayant des problèmes de santé liés à leur âge mais menant une vie normale, nombreux retraités au dynamisme extraordinaire. C’est dire l’importance d’une politique de la Ville qui prenne en compte cette diversité. « Animer, accompagner et impliquer sont les 3 mots qui fondent l’action municipale », souligne Jacques Pirson, adjoint au Maire, délégué aux seniors et aux Anciens Combattants. « Il faut tout à la fois apporter chaleur et distraction à ceux qui sont les plus isolés, accompagner d’autres en matière de santé et de prévention et faire participer davantage les seniors à la vie de la cité ».
LES SENIORS : DES PERSONNES RESSOURCES
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En France, près d’un habitant sur trois aura plus de 60 ans en 2050, contre un sur cinq en 2005 (Source INSEE).
À Neuilly, 26,5 % de la population a plus de 60 ans et 8 % a plus de 80 ans.
22 % a moins de 20 ans.
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Et de faire le parallèle avec le monde de l’entreprise qu’il connaît bien : « Les seniors ne sont pas un poids ni une charge, comme on les a trop souvent présentés. Ils sont de véritables ressources à valoriser, comme nous le faisons dans le cadre du Conseil des seniors, au cours de la Semaine Bleue, avec notamment l’après-midi des talents, ou lors de différentes expériences comme celle du Conseil Municipal des Jeunes qui fait du théâtre avec les seniors de l’association Temps Libre ».
C’est dans cet esprit qu’a germé l’idée d’un projet intergénérationnel qui consisterait à rapprocher les seniors de la population jeune. « D’un côté, nous avons des étudiants qui se destinent à des métiers sans trop savoir ce qu’ils vont faire et arrivent sur le marché de l’emploi, de l’autre une population expérimentée qui vit plus longtemps. Alors, pourquoi ne pas créer davantage de liens sous forme d’entraide ? ». Et d’imaginer un accompagnement de jeunes par des seniors connaissant bien la vie de l’entreprise. Le Conseil des seniors va travailler sur ce projet au cours de l’année 2010.
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Après-midi des talents - Semaine Bleue 2009 |
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Alexandra Fourcade et Jacques Pirson |
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Le nouveau Conseil municipal des seniors,
autour du Maire et de Jacques Pirson |
PRESERVER LE CAPITAL SANTE
S’agissant du volet santé/social, tout est fait pour que l’offre de services de la Ville corresponde bien aux besoins de cette population vieillissante, qu’il s’agisse de l’Espace Solidarité Seniors, des aides et des soins à domicile ou du passage en institution.
« Beaucoup de personnes ont des petites retraites, il faut donc favoriser l’accès aux services, quel que soit le niveau de ressources », insiste Alexandra Fourcade, adjoint au maire délégué à la santé et aux affaires sociales. Elle imagine aussi pour l’avenir des maisons de retraite qui pourraient prendre la forme de « maisons de famille » ouvertes aux plus jeunes : des lieux préservant la qualité de vie des personnes et ouverts sur la vie de la Ville. Médecin, elle constate également que les seniors ne sont pas assez informés des « petits gestes » quotidiens qui « stimulent » le capital santé comme l’activité physique, l’exercice cérébral et une alimentation équilibrée.
Si elle cite le Forum Santé de la Semaine Bleue ou les ateliers mémoire de l’association Temps Libre, elle mesure aussi tout ce qu’il reste à faire dans le domaine de la prévention. « Le processus de vieillissement n’est pas inéluctable, il existe une forte capacité de régénération des neurones après 60 ans, la Ville veut jouer un rôle de premier plan et nous avons beaucoup d’idées ». « Notre rêve, c’est que l’on dise un jour : heureux comme un senior à Neuilly », renchérit Jacques Pirson.
Situé au rez-de-chaussée, à l’angle du parvis de l’Hôtel de Ville et de l’avenue Achille Peretti, ce service municipal gratuit est cofinancé par la Ville et le Conseil général des Hauts-de-Seine. Il fonctionne comme un guichet unique, proposant une prise en charge aux personnes de 60 ans et plus. Sur place ou par téléphone, l’accès est aisé et les réponses rapides.
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Inauguration de l’Espace solidarité seniors le 9 avril en présence du Maire et
du président du Conseil général des Hauts-de-Seine. |
« Bonjour, je viens me renseigner sur l’aide à domicile, surtout pour le ménage ». Un habitant vient de franchir la porte et s’adresse à la chargée d’accueil qui aussitôt l’oriente. Celle-ci profite de cette occasion pour vérifier si derrière cette demande, il n’y a pas une autre attente. Un professionnel est prêt à recevoir la personne pour examiner sa situation et éventuellement la mettre en contact avec un autre membre de l’équipe pluridisciplinaire (psychologue, médecin, ergothérapeute). « On vient ici pour se renseigner et nous sommes là pour orienter, conseiller pour répondre aux besoins de chaque personne - explique la responsable de l’espace - ça leur évite le parcours du combattant ». Un monsieur à l’allure d’un senior vient se renseigner pour sa mère, âgée de 87 ans. « Notre public est surtout composé de personnes très âgées, en perte d’autonomie, pour lesquelles on se mobilise pour faciliter leur maintien à domicile, conformément au choix de la Ville ». La mission de l’Espace solidarité seniors est d’évaluer les besoins le plus finement possible afin de proposer un plan d’aide adapté.
MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR
Dans de nombreux cas, ces difficultés pourraient être anticipées, voire évitées, si un travail en amont était accompli. « Il ne faut pas attendre des situations d’urgence pour agir ». Aussi la priorité du service pour 2010 sera donnée à la prévention, en liaison avec les actions municipales, les services concernés et bien sûr, les partenaires locaux (associations, Conseil général, hôpitaux…). Seront développées ainsi des actions en faveur des aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, des informations collectives et des conférences à destination des personnes âgées et des professionnels du secteur gérontologique.
Espace solidarité seniors
96 bis, av. Achille Peretti - Tél. : 01 40 88 87 07
À partir du mois d’avril, l’Espace solidarité seniors va accueillir une permanence informatique animée par quelques bénévoles, au rythme de deux ou trois après-midi par semaine. Les seniors hésitants pourront ainsi franchir le pas et se verront remettre une clé USB contenant tous les logiciels gratuits (Antivirus, messagerie, musique…). L’effort portera sur l’accompagnement de ces initiés pour les conseiller dans le choix des applications correspondant à leurs besoins, mais aussi en cas de problèmes de fonctionnement ou de panne. Une cellule d’urgence réparera sur place ou orientera vers une entreprise spécialisée.
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Le siège de M6 avenue Charles de Gaulle
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Implanté à Neuilly depuis 1997, le groupe M6 est l’un des plus importants employeurs de la Ville (1 700 collaborateurs). Conséquence d’une diversification réussie et d’une gestion rigoureuse, le groupe est incontournable dans l’audiovisuel tricolore.
UN ANCRAGE DANS LA DURÉE
Mieux, le groupe a largement essaimé autour de son siège du 89, avenue Charles de Gaulle avec diverses implantations sur « l’Axe Majeur » dont l’une est actuellement en cours d’aménagement afin de la relier, à travers un jardin paysager, à ses locaux de la rue Jacques Dulud. Preuve que la présence de la chaîne à Neuilly est réellement un investissement sur le long terme. « C’est là que le groupe se consolide », constate Yann de Kersauson. Une implantation somme toute naturelle, « à l’instar d’UGC ou de Pathé, également situés avenue Charles de Gaulle », observe-t-il. Devenu une véritable « machine industrielle » qui réalise moins de la moitié de son chiffre d’affaires (1,37 milliard d’euros en 2009) avec la chaîne M6 proprement dite, la réussite du groupe tient beaucoup à sa diversification précoce (téléachat, produits dérivés, M6 Web, M6 Replay, Girondins de Bordeaux, M6 Mobile, chaînes de la TNT, etc.) ainsi qu’à la stabilité de son management.
NICOLAS DE TAVERNOST, MANAGER DE L’ANNÉE 2009
Présent dans l’entreprise depuis sa création, Nicolas de Tavernost a été élu « manager de l’année » 2009 par le Nouvel Économiste. Grâce à la réussite d’une stratégie à long terme, M6 fait preuve d’une grande stabilité dans l’univers tourmenté des chaînes hertziennes traditionnelles.
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Près de vingt-cinq ans après sa création, la « petite chaîne qui monte » joue dans la cour des grands ! Alors que d’autres ont fait le choix de Boulogne-Billancourt (TF1) ou du pont du Garigliano (France Télévisions), M6, auparavant installée au coeur du VIIIe arrondissement, s’est fi nalement tournée vers Neuilly. Un environnement prestigieux et une gestion extrêmement rigoureuse. « Au-delà de l’attractivité de l’axe Paris-La Défense, nous sommes aussi proches de nos annonceurs que des producteurs », sourit Yann de Kersauson, directeur-adjoint de la communication du groupe, pour qui « la frontière du boulevard périphérique est loin d’être insurmontable » ! Bref, M6 et sa dizaine de chaînes thématiques (W9, Téva, Paris Première, TF6, Girondins TV, M6 Club, etc.) se sentent bien à Neuilly où travaillent les deux tiers de leurs collaborateurs.
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DES PISTES ORIGINALES, PARFOIS AUDACIEUSES
Sans rentrer dans le détail des différents projets, certaines suggestions s’avèrent particulièrement originales. Témoin, PricewaterhouseCoopers qui propose de mutualiser certains espaces de bureaux avec une « réallocation dynamique de l’espace » 24/24h ou Fidal et Manuelle Gautrand qui préconisent d’installer les différents pavillons sur le côté Nord de l’avenue (numéros pairs) et de concentrer la desserte automobile côté Sud (numéros impairs). Autre piste mise en avant par l’architecte Roland Castro, l’enseignement (avec la création d’un établissement d’enseignement supérieur) et la dimension culturelle (danse, arts plastiques, théâtre de rue).
Plus de détails sur les projets : » www.axemajeur.org
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Deloitte et Max Neal (Foster & Partners)
préconisent de faire de l’Axe Majeur une vitrine à la pointe de l’innovation grâce à des « espaces de référence » utilisant des matériaux précurseurs dans un univers végétalisé.
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CMS Bureau Françis Lefebvre, Roland Castro et Silvia Casi
préconisent de faire de l’Axe Majeur une sorte de « Rambla » - la célébre avenue et lieu de promenade de Barcelone - « intergénérationnelle », agrémentée de nombreux kiosques, avec une forte dimension culturelle et ludique.
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Fidal, Manuelle Gautrand et
le paysagiste-urbaniste Philippe Thébaud
préconisent un écoquartier décarbonné et fortement végétalisé comportant de nombreux jardins, espaces verts, pièces d’eau, belvédères, en synergie avec l’environnement naturel (Seine, Bois de Boulogne) et l’utilisation de sources d’énergie propres et recyclables ainsi qu’une circulation « douce ».
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PricewaterhouseCoopers et Jacques Ferrier
mettent plus particulièrement l’accent sur le nomadisme et les nouvelles technologies (réseaux sociaux locaux, virtualisation, « réalité augmentée ») tout en montrant que ces nouvelles technologies peuvent contribuer au remaillage du tissu social et au développement de la solidarité de proximité.
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Quatre cabinets de conseil neuilléens ont répondu à l’appel du Maire pour réfléchir à l’aménagement de surface de l’avenue Charles de Gaulle avec des architectes et des urbanistes de renom. Ils viennent de rendre leur copie. Un exercice original, innovant et audacieux.
Sans conteste, les « ateliers de prospectives », pilotés par quatre grands cabinets d’audit et d’avocats, ont fait preuve de créativité pour délivrer leurs premièresconclusions sur l’avenir de la surface potentiellement libérée (14,7 hectares), à l’issue de l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle ! Un travail prospectif dont la restitution, à la mi-février, met en perspective tout le potentiel architectural, urbanistique et environnemental d’un tel aménagement. Associés à des architectes prestigieux, Roland Castro et Silvia Casi, Max Neal (Foster & Partners), JacquesFerrier, Manuelle Gautrand, des urbanistes et des paysagistes, tel Philippe Thébaud, ces ateliers ont chacun développé leur vision autour de quatre thèmes spécifiques : « développement économique et compétitivité du territoire »(Deloitte), « environnement et conditions d’un développement durable » (Fidal), « solidarité et développement de la vie sociale » (CMS Bureau Françis Lefebvre), « nouvelles technologies » (PricewaterhouseCoopers). Volontairement futuristes et innovantes, ces visions intégrent des dimensions aussi diversifiées que l’identité de l’avenue, les flux de circulation (véhicules et piétons) en surface, le positionnement culturel, le lien social, l’intégration des handicapés, la place des nouvelles technologies (notamment celle des futurs réseaux sociaux locaux), le traitement des déchets, les sources d’énergie, le rôle du mobilier urbain, etc.
UN « SYNDICAT D’INITIATIVE NUMERIQUE »
Autant d’approches qui suggèrent de multiplier les « vitrines » urbaines, sortes de pavillons d’exposition autour d’activités dédiées : innovation technologique, culture (ateliers d’artistes, expositions, événementiel, musée international virtuel), tourisme (avec une antenne touristique locale), spectacle vivant, art floral, activités de proximité (cafés, auditoriums, maisons d’associations, crèches, microdispensaires, patinoire), etc. L’un des ateliers propose ainsi de créer, dès maintenant, une vitrine expérimentale temporaire qui prendrait la forme d’un « syndicat d’initiative numérique » sur l’esplanade Saint-Jean-Baptiste, en lien direct avec l’exposition universelle de Shangaï.
FAIRE EMERGER LE MEILLEUR DE CHAQUE PROJET
Un foisonnement de suggestions qui demandent à être approfondies afin de faire émerger un véritable projet. « Cette démarche va bien au-delà de simples préoccupations urbanistiques et permet de proposer des regards croisés sur l’avenir », relève le Maire Jean-Christophe Fromantin pour qui « ces ateliers préconisent de concilier compétitivité et solidarité, chacun s’accordant sur l’idée que les exigences environnementales, la culture et les nouvelles technologies seront des leviers décisifs ». Et le Maire de souligner que « l’identité et l’avenir de nos territoires résideront dans cette capacité à faire converger l’exigence de respect humain et l’ambition économique ». Fort de ce laboratoire de réflexion grandeur réelle, une synthèse des différents projets est en cours afin de faire émerger des propositions concrètes et les présenter au prochain comité de pilotage, animé par le préfet de Région, qui travaille sur l’enfouissement de l’avenue. Une exposition sera prochainement organisée.
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L’INNOVATION AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE L’AVENUE
La dimension économique de l’aménagement de l’avenue est également très présente dans les différents projets. « Plutôt qu’un positionnement spécifique ou un soutien à une filière en particulier, nous avons volontairement privilégié l’innovation elle-même. L’avenue sera le lien qui rendra accessible au public les nouveaux modes de consommation avant usage », insiste-t-on chez Deloitte. Autre volet, une imbrication forte avec l’univers des nouvelles technologies, notamment en matière d’usages et d’applications nomades, comme le préconise PricewaterhouseCoopers qui met en avant le potentiel des services géolocalisés, des applications sans contact (type Radio Frequency Identification) et des réseaux sociaux locaux.
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« Des adolescents pour lesquels la santé n’apparait pas comme une préoccupation majeure, sauf en situation d’urgence ; des parents pas toujours disponibles ; un manque de temps et de moyens des établissements scolaires : face à ce constat, il était urgent de créer un lieu pour les jeunes » annonce Alexandra Fourcade, adjointe au Maire délégué à la Santé. Niché au fond d’une cour, l’Espace Santé Jeunes (ESJ) est anonyme, gratuit et confidentiel.
Chauffeuses, petites tables rondes, meubles aux couleurs chatoyantes, bibliothèques… : tout pour favoriser le bien-être des jeunes visiteurs Que l’on vienne lire un article, consulter de la documentation, parler d’un problème, comme disent les ados, c’est un endroit « cool ». Propice à l’écoute et à l’échange. La quiétude des lieux contraste avec l’agitation urbaine. « C’est un espace où l’on peut venir se poser et s’arrêter un moment, le temps de s’informer, d’y voir plus clair, d’échanger en toute confidentialité », explique Liliane Durocher, responsable de l’Espace santé jeunes.
Et de citer, en exemples, les interrogations sur les addictions, les infections sexuellement transmissibles (IST) ou l’anorexie.
UNE ÉQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE À L’ÉCOUTE
Pour avoir déjà eu en charge un tel espace, cette psychologue, professionnelle de santé publique, est convaincue de « l’intérêt d’un espace ouvert où l’on peut faire de la prévention et travailler en lien avec les partenaires locaux comme les hôpitaux, les établissements scolaires, les associations et les professionnels de santé. »
Son équipe est composée de psychologues, d’une conseillère en prévention des conduites à risque et d’une socio-esthéticienne « travaillant à partir d’une approche corporelle sur la confi ance en soi et la gestion du stress ». S’adaptant à toute situation, ces professionnels sont là pour écouter les jeunes, les aider à faire le point, prodiguer des conseils et les orienter dans la recherche de solutions. « Il s’agit de permettre l’expression de demandes sur la santé au sens global du terme, ou de préoccupations concernant l’adolescence, période parfois tourmentée mais aussi période de richesse et de vitalité », précise-t-elle.
UN ACCUEIL POUR LES PARENTS
Au même étage, un autre espace est dédié aux parents où un spécialiste du soutien à la parentalité accueille les personnes qui ont besoin de conseil ou tout simplement, eux aussi, besoin de se poser et de faire le point. Il est d’ailleurs prévu d’organiser, certains samedis matin, des rencontres entre parents afin qu’ils partagent leurs expériences et échangent sur la manière de surmonter certaines diffi cultés rencontrées dans l’éducation de leurs enfants.
Ouverture : lundi, mardi, jeudi, vendredi de 14h à 19h. Mercredi de 12h à 19h. Accueil sur rendez-vous pour les parents.
125, av. A. Peretti (fond de cour, 2e étage) - Tél. : 01 40 88 88 89
» En savoir plus sur Neuillysurseine.fr - Information : infoesj@ville-neuillysurseine.fr
Vendredi 29 janvier, le conseiller municipal Élie Chouraqui rencontrait les élèves de la classe de CM1 de l’école Gorce-Franklin. Une autre classe de CM1 de l’école Michelis B est également associée à la réalisation du prochain film d’Élie Chouraqui qui a pour sujet la guerre froide.
Ce projet cinéma va permettre aux élèves de suivre la réalisation d’un film, de l’idée jusqu’à sa projection.
Ces rencontres se sont révélées très riches, interactives et les enfants, malgré la complexité du sujet se sont parfaitement appropriés l’histoire, les personnages, le contexte politique… Curieux, ils ont élargi la discussion et questionné Élie Chouraqui sur sa carrière.
Prochaine étape : réunion des deux classes avec la diffusion d’extraits de films et des échanges avec des professionnels du cinéma. Ce projet se déroulera sur 2010 et 2011.
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« Bien qu’âgée et handicapée à 80 %, je me sens jeune de caractère. J’éprouve le besoin de sortir de chez moi, mais c’est à chaque fois le parcours du combattant : je me sens en danger avec des obstacles comme les voitures garées en double file ou les deux-roues sur les trottoirs. Avec les services de la Ville, nous n’avons pas le sentiment d’être mis de côté, mais je souhaiterais que la formule des repas à domicile - une excellente idée - me permette de commander juste la veille ou le jour même ».
Madame Alain Aupetit
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« Je suis à la retraite depuis un an, après 41 ans passés dans l’industrie automobile. Pas question de rester inactif. C’est pourquoi j’ai créé une société de conseil dans mon ancien domaine d’activité afin de faire profiter de mon expérience. Dans ce même registre, je veux m’impliquer dans la commune pour transmettre mon savoir-faire à des jeunes qui sont sur le seuil du marché du travail. Nous, seniors, avons beaucoup reçu, à nous désormais de donner ! »
Christian Lefebvre-Vary
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Face à une maladie qui touche aujourd’hui environ 800 000 personnes en France, la ville de Neuilly-sur-Seine inscrit ses actions dans le cadre du Plan Alzheimer (2008-2012), lancé par le Président de la République pour mieux diagnostiquer et prendre en charge la maladie.
Tout faire pour favoriser la prise en charge qui reste la difficulté principale pour les familles. « Non seulement la Ville s’implique dans le projet d’accueil de jour qui sera construit dans le cadre des travaux de rénovation de la maison de retraite des Graviers (ouverture prévue pour 2012) mais nous souhaitons aussi expérimenter des dispositifs innovants en lien avec le Conseil général, en nous inspirant de ce qui marche à l’étranger », souligne Alexandra Fourcade. Et de citer le « Baluchonnage » qui, au Québec, est un service de répit et d’accompagnement pour les « aidants » dont un proche est atteint de la maladie d’Alzheimer. Ces derniers se voient « relayés » par un personnel de nuit, d’où son nom. Au-delà de ce dispositif, l’objectif serait de constituer une « plateforme de répit », regroupant une palette de solutions pour les familles : accueil de jour, accueil de nuit, garde itinérante de jour et de nuit, garde à domicile, soutien psychologique, mais aussi différents types d’hébergements temporaires. Enfin, un dispositif est à l’étude dans le cadre de la déclinaison départementale du Plan Alzheimer. Le « coordonnateur de soins » vient en appui de la famille, mais aussi du médecin traitant, pour le suivi du plan d’aide, dans le cas de situations où la famille et les aidants ne peuvent plus faire face seuls aux besoins de leur proche malade.
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| Voyage en Egypte - Association Temps Libre |
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« L’horizon des seniors s’élargit »
par Claude Favier, président de « Temps Libre ».
« Les seniors réalisent qu’ils ont devant eux une période de vie plus longue pendant laquelle ils peuvent se sentir bien. C’est la prise de conscience d’un horizon qui s’élargit. À condition de bien s’entretenir. D’où les fortes demandes des seniors pour les exercices physiques avec des professeurs qui s’adaptent à leurs tranches d’âges, mais aussi pour les activités cérébrales (Bridge, échec…) et les séances de travail de la mémoire ».
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« Les seniors sont curieux de la modernité »
par Brigitte Dedeyan, présidente de « SOS 3e âge »
« Quand je suis arrivée, il y a quinze ans, la moyenne d’âge des membres de l’association était de 75 ans ; aujourd’hui, elle est de 93 ans ! Nous avons donc des personnes moins mobiles mais quel plaisir aussi d’observer que nombre d’entre elles sont intéressées par ce que fait la jeunesse ».
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Le tissu associatif compte de nombreux intervenants qui redoublent d’imagination au profit des seniors. Dans tous les quartiers, il suffit de pousser une porte pour découvrir des équipes dynamiques qui s’investissent pour faciliter la vie des plus âgés.
Les associations neuilléennes sont des partenaires complémentaires à l’action municipale. Certaines d’entre elles siègent d’ailleurs dans des commissions officielles. Elles informent, éclairent et alertent lorsqu’il le faut. En favorisant l’échange d’expériences, elles permettent de faire remonter les attentes. De l’engagement citoyen à l’accompagnement social, des sorties culturelles à la santé, elles ont un point commun : participer au mieux vivre des seniors et à leur intégration dans la ville.
QUELQUES ASSOCIATIONS
Sans oublier l’AUAN (Association Universitaire et Artistique de Neuilly) avec ses conférences à destination des seniors et l’ASGN (Association Sportive et Gymnique de Neuilly) pour garder la forme.
Pour en savoir plus : www.ville-neuillysurseine.fr
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