janvier 2010
À partir de janvier, la Ville de Neuilly lance l’élaboration de son futur Plan Local d’Urbanisme (PLU). Retour sur un processus mené en concertation avec les Neuilléens et qui devrait s’achever en 2011, après une enquête publique.
« Il y a nécessité d’avoir une vision à long terme et de penser aux générations futures », explique Bernard Aimé, directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. Véritable engagement pour les trente ans à venir, le PLU est le principal document de planification de l’urbanisme communal, en remplacement du POS (Plan d’Occupation des Sols), depuis la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains dite loi SRU (2000). Prenant en compte de façon plus complète les besoins et les enjeux spécifiques d’une ville, il doit intégrer les évolutions de la société comme la place grandissante des familles monoparentales ou sans enfant, l’impact des nouvelles technologies sur la ville et la question de l’environnement. « Il s’agit de répondre au niveau local aux engagements nationaux (Grenelle de l’environnement) et internationaux (Kyoto, Copenhague…). Ce raisonnement à différentes échelles est difficile, mais passionnant ».
LE TERRITOIRE A DEJA UNE IDENTITE ET UNE AME
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Dans les communes de France de plus de 3 500 habitants, les anciens documents d’urbanisme (Plan d’Occupation des Sols, ou POS) sont progressivement remplacés par les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU).
Le PLU met en cohérence les orientations en matière d’environnement, de développement économique, d’habitat, de transport et de prévention. Il inscrit les orientations d’aménagement dans une perspective de développement durable.
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Équilibre entre l’espace vert et le bâti, cohérence générale de la ville, qualité architecturale et richesse patrimoniale avec des immeubles remarquables faisant l’objet d’un « inventaire » : autant d’éléments
constitutifs de l’« âme » de Neuilly.
« On ne part pas de rien, la ville a été façonnée à partir de 1860 et elle n’a guère changé de configuration, c’est une ville dense, mais aérée », souligne Michel Deloison, adjoint à l’Urbanisme et à la Voirie, dont les ascendants se sont installés à Neuilly à cette époque. À ses yeux, le projet est celui d’une « ville complète » où le résidentiel et l’activité économique et commerciale ne font qu’un. « À l’inverse, une ville dortoir est une ville qui meurt. »
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| Collège Théophile Gautier |
Des principes au terrain, la route est parfois longue. « Le temps de l’urbanisme est un temps long, commente Bernard Aimé, par rapport au temps des habitants qui est souvent celui de l’immédiat. » D’où l’importance de communiquer avec la population, comme ce fut le cas récemment à l’occasion de la construction du parking, avenue Achille Peretti. « Dès lors que les habitants visualisent un projet, ils acceptent plus facilement les désagréments des travaux. »
UNE PERIODE STRATEGIQUE, AVEC LE GRAND PARIS
Depuis les POS, le contexte a changé avec l’intercommunalité, les interconnexions entre les villes, à l’échelle des territoires. Une ville ne peut plus se permettre d’agir seule. Le PLU de Neuilly est inspiré par un « esprit d’ouverture » aux autres collectivités, qu’il s’agisse des villes voisines de la première couronne ou de Paris, comme c’est le cas pour les rives de la Seine ou les questions relatives au Bois de Boulogne. La période est propice à la réflexion et aux projets. Une opportunité pour le PLU de Neuilly. Cette « actualité » n’est pas pour déplaire à Bernard Aimé. « Nous ne sommes pas repliés, mais avançons en liaison avec les territoires environnants car nous avons une ambition à faire partager aux autres acteurs, comme le Grand Paris et la Région Île-de-France. »
L’AXE MAJEUR AU COEUR DU PROJET DE VILLE
Sur les 374 hectares de superficie, un peu plus d’un tiers relève de l’espace public. « En termes d’aménagement – trottoirs, circulations douces –, c’est un enjeu qu’il faut intégrer car il correspond aux attentes des habitants », commente Bernard Aimé. Mais l’enjeu essentiel est celui de l’Axe Majeur. « Il est nécessaire de réunir cette ville coupée en deux par une sorte d’autoroute et ses 160 000 voitures par jour avec l’objectif d’apporter une qualité de vie inexistante eu égard à la nuisance sonore et à la pollution. » Et de souligner que l’Axe Majeur (RN 13) fait partie d’un ensemble plus important, du Louvre à La Défense et qu’il est indissociable des aménagements de la Porte Maillot (« un noeud routier ») et la mise en perspective de l’avenue de la Grande Armée. Dans cette optique, le Pont de Neuilly pourrait être un « trait d’union » entre Neuilly et La Défense, un accès sécurisant et agréable, notamment pour les touristes.
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L’équipe municipale ira, dès le printemps, à la rencontre des Neuilléens pour solliciter leur avis et entamer une « coproduction » du projet de ville. Cette mise en débat du PLU prendra la forme de rencontres publiques, de groupes de travail et de conférences générales sur des thèmes comme la famille, le logement, l’environnement, la vie économique.
Après la phase d’écoute, le Conseil municipal en débattra avant de mettre en route l’étude du PLU qui comprendra un projet d’aménagement et de développement durable (PADD), document plus politique exprimant le projet de la municipalité en matière de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme.
Une enquête publique sera ouverte pour recueillir propositions et remarques. Le PLU sera ensuite soumis au commissaire-enquêteur.
Une fois sa conclusion remise, la Ville arrêtera le Plan Local d’Urbanisme, a priori en 2011. L’histoire de la ville et son futur se conjugueront. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, « l’avenir, c’est du passé en préparation ».
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LA PAROLE AUX HABITANTS
Le PLU place le citoyen au centre de son dispositif. L’habitant est appréhendé dans toutes ses dimensions : travail, emploi, transports, besoins d’équipements en matière scolaire, de loisirs, de santé. Sans oublier les attentes des personnes âgées. « Le PLU c’est la clé dans la porte, mais elle n’est pas encore ouverte », explique Michel Deloison. Le projet de ville correspond-il aux attentes des Neuilléns ? C’est à partir de cette question centrale qu’une concertation va être engagée pour donner la parole aux habitants. L’objectif est d’en faire partager ses grands principes. « Nos concitoyens demandent à ceux qui dirigent la ville de produire une haute qualité de service, la ville est la propriété de tous. »
Si de grandes orientations sont prévues au sein de l’exécutif municipal (engagements pris par le Maire lors de la campagne électorale), elles doivent être partagées, discutées, enrichies, améliorées par celles et ceux qui vivent la ville au quotidien. Cette approche n’est pas sans rappeler la notion grecque et originelle de la politique, la Politis, la vie de la cité. Le PLU est l’occasion de favoriser les échanges entre les élus, les services municipaux et les usagers de la ville.
Si le Plan Local d’Urbanisme est élaboré en concertation avec les habitants et entériné par le conseil municipal, il résulte d’une vision globale qui inscrit dans le long terme les projets de la Ville. Jean-Christophe Fromantin nous fait part de ses premières réflexions sur les grandes orientations qu’il entend donner à ce plan.
Quels sont vos constats ?
« La Ville est au début d’un nouveau cycle. Elle a besoin de reconsidérer tout un ensemble de sujets qui ont évolué, liés au paysage, à la démographie, à la saturation géographique, à la demande d’activité… L’intérêt du PLU est de mettre à plat toutes les données pour proposer un projet qui prenne en compte ces évolutions. Il faut ouvrir le débat. L’élaboration du PLU, c’est un travail d’urbanisme mais aussi de dialogue qui doit permettre à la Ville de trouver de nouveaux équilibres pour aborder l’avenir. »
Quelle est votre analyse des besoins ?
« Mon analyse s’inscrit dans le projet municipal autour de trois grands domaines : la qualité de vie, le développement des activités et la solidarité. La qualité de vie passe par une amélioration continue du cadre de vie, par une vigilance sur les questions de sécurité, par un travail sur les espaces publics. En termes d’activité, il faut travailler sans cesse à construire une ville en mouvement, porteuse de projets, en agissant contre toute forme d’isolement ou d’endormissement. Enfin, il est important de développer la solidarité. Une ville est d’abord une communauté de personnes. Les limites des dispositifs d’aide sociale nous montrent à quel point la Ville doit être porteuse d’un projet de solidarité qui passe par des choses simples. Créer des lieux de rencontres, aménager les espaces publics pour créer du lien, développer le civisme, telles sont les actions que nous voulons susciter pour avoir encore plus de solidarité à l’échelle de notre ville. »
Quels sont les éléments de contexte qui peuvent influer sur l’élaboration d’un PLU aujourd’hui ?
« Trois nouvelles forces sont à prendre en compte. En premier lieu, la globalisation de nos territoires qui nous oblige à travailler notre identité locale dans une dynamique globale. Le projet Axe Majeur en est l’illustration : partant d’une nécessité locale, l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle, j’ai reconsidéré le projet en associant les territoires environnants dans la perspective d’un Axe de l’Étoile à La Défense dont l’attractivité dépasse largement le cadre de Neuilly et dont l’aménagement rejaillira très positivement sur notre ville. En second lieu, les nouvelles technologies. Il est important de réfléchir à la manière dont elles peuvent rapprocher les individus, créer du lien et non les isoler, comme c’est parfois le risque. Enfin, le vieillissement de la population qui va de pair avec le développement de nouvelles pathologies dégénératives doit être intégré dans le projet de la Ville car de nouveaux besoins voient le jour. »
Et le développement durable dans tout ça ?
« Le développement durable est sous-jacent à toutes les préoccupations. L’engagement à préserver nos ressources pour les générations futures doit correspondre à un comportement global. C’est un impératif à intégrer de manière transversale dans tous nos projets. »
« Vivre à Neuilly » est allé à la rencontre de quelques Neuilléens. Quelles sont leurs attentes ? Comment imaginent-ils leur ville ?
« Neuilly doit garder son identité »
« Dans l’avenir, je souhaite que Neuilly garde son identité. J’entends parler de projets urbains, mais il ne faut pas trop chambouler et renier le passé. Les villes comme la nôtre ont une âme. Quant aux logements sociaux, sur le principe, je ne suis pas contre, mais il n’y a plus beaucoup d’espace.
Mon espoir, c’est que l’on enfouisse enfin la N 13 pour que Bagatelle et Saint-James soient rattachés à la ville. Une ville réunifiée, ce sont des gens plus reliés et réunis. » Jacqueline Lalu, retraitée (bd Bineau)
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« Faire de l’avenue charles de gaulle un vrai lieu de vie »
« Il est temps de réunir Neuilly. Il arrive que des clients me disent qu’ils ne connaissent pas mon quartier, en disant qu’ils sont de l’autre côté, comme s’il y avait deux villes. C’est aussi l’occasion de faire de l’avenue Charles de Gaulle un vrai lieu de vie avec des espaces commerciaux et de nouveaux logements. Dans l’avenir, il faudra diversifier les commerces de proximité avec des brasseries qui seront des lieux de convivialité, comme à Paris. »
Pascal Erragne, gérant du Petit Casino (Bagatelle)
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« Plus de lieux d’ambiance »
« Ce que j’apprécie c’est le côté village de Neuilly tout en étant proche de Paris. J’imagine que la ville sera plus moderne, sans perdre son côté convivial. Mais compte tenu des embouteillages, l’enjeu sera de rapprocher l’habitat du travail. Ce que je souhaite, c’est plus de lieux d’ambiance, des bars boîtes, comme à Paris, mais sans tomber dans l’excès du bruit .»
Laurent de Béchade, étudiant (Saint-James)
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« Un village à l’ancienne à proximité d’une capitale »
« J’apprécie le calme, la propreté et la verdure abondante. Il faut investir beaucoup plus dans la culture avec des centres ouverts à tous et un théâtre prestigieux comme Les Amandiers à Nanterre. J’ai un enfant adolescent qui est obligé d’aller à Paris. Pour faire du sport, on doit passer par des associations aux tarifs assez élevés. Pourquoi ne pas le rendre plus accessible fi nancièrement et développer le sport municipal avec des espaces comme les courts de tennis sur l’île de Puteaux ? »
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« Un gage de sécurité pour mes enfants »
« Je préfère un petit logement à Neuilly qu’un grand ailleurs, car cette ville est un gage de sécurité pour mes enfants. Le centre nautique est une vitrine prestigieuse de la ville, mais il faut développer les activités sportives accessibles aux jeunes. La ville accueille de nouveaux riches, stressés et pressés, mais elle garde son côté village. »
Cécilia Ribas, gardienne d’immeuble (Pauline Borghèse)
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« j’associe Neuilly à une vie de famille dans une ville très boisée »
« J’imagine plus tard une ville conservant son goût de vivre mais ne tournant pas le dos à la modernité. L’avenue Charles de Gaulle sera enterrée et il y fera bon marcher. J’apprécie la tranquillité proche de Paris, le réseau scolaire et les équipements sportifs. Il faut faire de Neuilly une ville communicante très “high tech”, améliorer les espaces de jeu pour les enfants et adolescents et accroître la place laissée aux vélos. »
Daniel Benquis, consultant (Chezy Perronnet)
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« Une carte à jouer dans le grand Paris »
« Il y a un décalage entre l’image élitiste de notre ville et la vraie vie ici, avec des gens intéressants, divers, créant des liens entre eux. L’action municipale doit être soulignée. Dans le futur, Neuilly sera dans la trajectoire du Grand Paris, avec une vraie carte à jouer dans cet axe majeur. Il y a des partenariats à créer. »
Jacqueline Anton, chef d’entreprise Conseil en développement territorial (Victor Hugo)
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Au 1er janvier 2009, la commune comptait 61 471 habitants.
Trois quarts des ménages sont formés d’un maximum de 2 personnes
- La population est en augmentation après plusieurs années de décroissance.
- Le nombre de ménages est en hausse, de 28 797 ménages en 1999 à 30 081 ménages au recensement de 2006, soit 1 284 ménages supplémentaires.
- Cette hausse est due essentiellement aux ménages d’une personne (1 041 ménages sur les 1 284 nouveaux).
Une ville attractive économiquement…
- La ville compte 46 805 emplois salariés et 28 732 actifs.
- 94,1 % des établissements qui y sont installés appartiennent au secteur tertiaire (services aux entreprises, 40 à 45 %, et sièges sociaux).
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… mais avant tout résidentielle
- 70 % des bâtiments sont réservés à l’habitation.
- La plupart des logements sont des résidences principales : 29 465 sur un total de 35 121 logements.
- Les résidences principales sont réparties comme suit : 2,7 % de maisons individuelles, 93,8 % d’immeubles collectifs, 3,5 % autres.
- Les habitants de Neuilly sont majoritairement propriétaires : 53,2 % contre 41,9 % de locataires.
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Ainsi que l’a montré une récente exposition organisée au CNIT, l’Axe Majeur associera pleinement La Défense au dispositif.
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Après l’esplanade Saint Jean-Baptiste sur l’avenue Charles de Gaulle, fin mai, et le Palais des Congrès de la Porte Maillot, fin juin, l’exposition présentant le projet d’aménagement urbain autour de l’Axe Majeur s’est transportée au CNIT de La Défense, du 8 au 18 décembre dernier. Principale nouveauté de cette exposition, l’accent mis sur l’ouverture de cet axe vers La Défense. « Les deux premières expositions associaient étroitement les XVIe et XVIIe arrondissements de Paris. Mais le projet ne se limite pas au territoire entre la Porte Maillot et le Pont de Neuilly puisqu’il s’agit de constituer un véritable axe économique entre l’Étoile et La Défense. D’où la nécessité de regarder aussi vers l’ouest », rappelle Jean-Christophe Fromantin. Une démarche à laquelle étaient associés, les maires de Puteaux et de Courbevoie, en partenariat avec l’Établissement public d’aménagement de La Défense (EPAD), l’Association des usagers de La Défense ainsi qu’Unibail Rodamco (propriétaire du CNIT).
UN PROJET DE PASSERELLE PAYSAGERE
ENTRE LE PONT DE NEUILLY ET LA DEFENSE
Parmi les nouveaux développements autour de l’Axe Majeur, un projet de « passerelle végétalisée » parallèle au Pont de Neuilly, en aval de la Seine. Une sorte de passerelle aérienne dont la vocation sera d’être un lieu de convivialité, de promenades, de rencontres, mais aussi d’échanges, entre l’esplanade de La Défense et le Pont de Neuilly. « Ce sera une manière de créer un continuum entre des territoires aujourd’hui fractionnés afin de rendre l’ensemble plus attractif », détaille Jean-Gabriel Bliek, directeur du développement économique de la Ville. Rappelons qu’à l’initiative du maire, quatre grands cabinets de conseil neuilléens (Deloitte, Fidal, Pricewaterhouse Coopers, CMS Bureau Francis Lefebvre) planchent actuellement sur le projet avec des architectes autour de thématiques aussi variées que le développement économique, la compétitivité du territoire, le développement durable, les relations sociales et l’impact des technologies de l’information.
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Une balayeuse-aspirateur en mouvement sur l’Ile de la Jatte. |
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Une laveuse en action combinant nettoyage mécanique et nettoyage manuel. |
La propreté est au coeur des priorités de l’action municipale. De nombreuses initiatives ont été prises l’an dernier afin d’améliorer l’efficacité du nettoyage urbain.
L’actuelle municipalité a pris les choses en main sous l’impulsion de Valérie Gallais, adjoint au maire, délégué à l’Environnement et au Développement durable. Entièrement réorganisé début 2009, le service propreté de la Ville et ses 82 agents se mobilisent pour conserver à la commune un aspect agréable malgré la multiplication des déchets en tout genre ou les phénomènes naturels comme la chute des feuilles à l’automne (près d’un millier de tonnes de feuilles à ramasser chaque année). Ainsi, les secteurs de balayage ont été redécoupés, le nombre de poubelles sur la voie publique porté de 400 à 620, le nombre de distributeurs canins a doublé (42 au total), des cendriers ont été installés devant les bâtiments publics, etc. Et ce n’est pas tout, puisque la commune s’est dotée de 14 nouveaux véhicules d’entretien. Une politique volontariste dont les résultats sont d’ores et déjà visibles même si « la propreté est quelque chose de relativement subjectif », comme le constate Daniel Vigneron, le patron du service propreté.
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25 m3 de déchets collectés chaque jour grâce aux nouveaux porte-sacs installés par la Ville.
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UNE ECONOMIE DE 550 000 M3 D’EAU POTABLE
Une démarche qui a également un coût, sachant que l’acquisition de nouveaux véhicules (laveuses-balayeuses, trains de nettoyage haute pression) a représenté l’an dernier un investissement de 1,3 million d’euros. Inversement, la commune a pris une décision judicieuse en supprimant l’écoulement d’eau potable dans les caniveaux de la ville, économisant ainsi plus de 550 000 m3 d’eau potable par an, soit une économie de plus de 650 000 euros, mais aussi un geste fort en faveur de l’environnement. Une politique qui marie « propreté manuelle » et « propreté mécanique » mais ne doit pas faire oublier que la propreté et le respect de l’environnement sont aussi – et d’abord – l’affaire de tous.
Avec plus de 13 000 arbres et de nombreux espaces verts, Neuilly dispose d’un patrimoine végétal exceptionnel. Près de 70 agents municipaux veillent scrupuleusement à son entretien.
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| Un cèdre de l’Atlas - square Jean Mermoz |
Fort d’un important patrimoine d’arbres et d’espaces verts, la Ville prend particulièrement soin de leur entretien. Phénomène peu connu, les arbres occupent près de 15 % de la superficie de la commune (exprimés en terme de projection au sol du volume des branches) avec un ratio d’un arbre pour 4,5 habitants alors que la moyenne nationale est d’environ un arbre pour 25 habitants.
Quant aux « espaces verts », leur superficie (37 hectares) a quasiment quadruplé en vingt ans, ce qui est assez exceptionnel, essentiellement du fait de l’aménagement de l’Île de la Jatte (5 hectares d’espaces verts), pour représenter, aujourd’hui, près de 10 % de la superficie communale.
Un patrimoine assez exceptionnel donc, à entretenir scrupuleusement. Avec 13 700 arbres, majoritairement répartis sur les trottoirs de la ville, les espèces les mieux représentées sont les platanes (plus de 3 000, essentiellement avenue du Roule, boulevard du Château, et, pour partie, boulevard d’Inkermann), suivis des marronniers (plus de 2 200, boulevard de la Saussaye et boulevard d’Inkermann) et des tilleuls (640 au total, notamment rue Perronet).
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Un magnolia en fleur sur
l’esplanade de la place du Marché. |
Mais ces arbres familiers sont loin de constituer un oligopole puisqu’on recense plus de 90 espèces d’arbres sur la Ville, dont des variétés rares, parmi lesquelles des micocouliers, des savonniers, des magnolias, des mûriers, quelques cèdres du Liban et même des oliviers.
UN PATRIMOINE VALORISE A PLUS DE 6,5 MILLIONS D’EUROS
Un parc naturel qui demande, bien évidemment, à être entretenu. Pour ce faire, la Ville consacre un budget non négligeable (3,75 millions d’euros en 2009, soit près de 4 % du budget municipal) à l’entretien d’un patrimoine végétal valorisé à plus de 6,5 millions d’euros, selon la direction des espaces verts de la Ville.
Des arbres malades
systématiquement remplacés |
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Malgré le suivi individuel et les soins apportés à chaque arbre, il arrive que leur état physiologique ne permette pas de les conserver, surtout en cas de danger pour la sécurité publique. Il est alors procédé à leur abattage au cours de deux « campagnes » annuelles. L’arbre abattu est alors systématiquement remplacé, assurant ainsi le renouvellement et la pérennité du patrimoine arboricole public de la ville.
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Pour son entretien, la Ville dispose de 68 agents, mais aussi d’un système d’information en conséquence, l’ensemble de ce patrimoine étant géré informatiquement, à l’unité près. « L’arbre en ville n’est pas dans son milieu naturel, un peu comme s’il était en pot », constate Daniel Vigneron, directeur des espaces verts de la Ville. Un constat qui explique, pour l’essentiel, les moyens et l’attention redoublée apportée par la Ville.
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Un olivier du square Prévert sur l’Ile de la Jatte en bord de Seine. |
LES MARRONNIERS SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Un entretien qui comporte également un volet sanitaire lorsqu’il s’agit de prodiguer des soins à un arbre mal en point (maladies fongiques et cryptogamiques pour l’essentiel), notamment les marronniers, victimes depuis quelques années d’un petit lépidoptère, le cameraria ohridella, originaire de Macédoine.
Autre volet, toujours en terme d’entretien, mais concernant les espaces verts cette fois, une amélioration de la gestion de l’eau au niveau de l’entretien des squares avec l’installation récente d’un système de distribution goutte-à-goutte (baptisé bubble).
Comme quoi, sans attendre l’émergence d’une véritable économie décarbonée, on n’arrête décidemment pas le progrès, y compris en matière d’entretien du patrimoine végétal !
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Un chêne au parc de la Folie Saint-James. |
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| Comment rénover le parc Saint-James à l’heure des années 2010 |
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C’est à une réunion publique qu’a donné lieu la restitution, début décembre, au collège Théophile Gautier, de l’enquête, menée par Ipsos à l’initiative du Conseil général des Hauts-de-Seine, sur l’avenir du parc de la Folie Saint-James. Étaient ainsi réunis Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, Patrick Devedjian, président du Conseil général et ministre de la Relance, ainsi que les deux conseillers généraux de Neuilly, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy. Alors que la propriété, la gestion et l’entretien du parc doivent être prochainement transférés au Département, ce dernier projette, dans le cadre de la Vallée de la Culture, de réhabiliter significativement cet espace historique, moyennant un budget de près de deux millions d’euros.
La Ville étudie la pertinence de prendre en charge la Folie, bâtiment principal construit au xviiie siècle et classé Monument historique depuis 1922. Elle conduira en 2010 une étude sur l’utilité et le coût de cette perspective.
» www.lafolieneuilly.fr
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Avec deux ans d’existence seulement, Mixcommerce, une jeune société neuilléenne spécialisée dans le commerce électronique, a déjà un beau parcours.
C’est une belle aventure entrepreneuriale ! Deux ans après sa création, Mixcommerce, une plateforme de commerce électronique relativement inédite, a déjà une dizaine d’enseignes pour clients (Kookaï, Aigle, Le Tanneur, New Man, HOM, Alain Figaret, Soco, Celio).
L’entreprise, fondée par Philippe Rodriguez et installée depuis un an avenue Charles de Gaulle, se positionne comme opérateur délégué de commerce électronique pour des enseignes dont elle gère de bout en bout le site de vente en ligne. Une gestion qui ne se limite pas à la conception de leur plate-forme de commerce électronique ou à l’administration de leur site marchand mais passe également par le marketing de ces marques sur le Web (réalisation des catalogues, fidélisation, relation client) et la dimension logistique (préparation et expédition des commandes au client final).
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L’ATTRACTIVITE DE L’AXE MAJEUR
L’implantation de Mixcommerce avenue Charles de Gaulle ne doit rien au hasard. « Compte tenu de notre métier et de sa forme de distribution, la proximité avec les marques est d’autant plus importante que de nombreuses réunions se tiennent dans nos locaux », résume Philippe Rodriguez, le fondateur de l’entreprise. Inutile de préciser qu’à dix minutes de l’Étoile, Mixcommerce est, de ce point de vue, idéalement placée.
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« Nous gérons l’ensemble de la chaîne du commerce électronique », explique Philippe Rodriguez pour qui « la force de Mixcommerce réside dans sa maîtrise, avec nos partenaires informatique et logistique, de l’ensemble des éléments, pourtant très disparates, de cette chaîne ». Aux dires de son fondateur, c’est justement cette capacité d’intégration et de prestation clés en main qui en fait le succès.
UNE STRATEGIE INSPIREE DE L’EVOLUTION DU MARCHE NORD-AMERICAIN
Un positionnement auquel il croit beaucoup au regard de l’évolution du marché nord-américain. « Aux États-Unis, plus de la moitié des marques ont externalisé leur plate-forme de commerce électronique », relève Philippe Rodriguez. Autre originalité de son modèle économique, Mixcommerce se rémunère sur un pourcentage des ventes réalisées par le biais des plates-formes qu’il opère. Avec 35 collaborateurs, l’entreprise essentiellement financée par des fonds d’investissement, dont Innovacom du groupe France Télécom, réalise environ dix millions d’euros de chiffre d’affaires et projette une croissance très soutenue dans les années qui viennent.
» www.mixcommerce.com
Même s’il convient de rester vigilant, la sécurité et la délinquance ne posent pas de problèmes majeurs à Neuilly. Un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a été créé en juillet pour observer et prévenir les situations à risque.
Les 135 agents de la police nationale et les 32 agents de la police municipale veillent sur la tranquillité des habitants. « La délinquance à Neuilly est relativement invisible et provient, pour l’essentiel, d’éléments exogènes à la commune », constate le commissaire Patrice Brizé, patron local de la police nationale. Les délits les plus fréquents concernent les vols à la tire, la délinquance routière et les cambriolages, même si ces derniers ont signifi cativement baissé depuis 2002, essentiellement du fait de l’amélioration de la protection de leur habitation par les particuliers euxmêmes.
Globalement, le commissaire Brizé relève une forte diminution de la « délinquance constatée » à Neuilly (- 24,1 % depuis 2002). Inversement, la consommation de stupéfiants, compte tenu de la banalisation de l’usage de ces produits auprès de jeunes, y est en hausse sensible.
UNE ATTENTION PARTICULIÈRE VIS-À-VIS DES JEUNES ET DES SENIORS
Dans ce contexte, un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a récemment été mis en place à l’initiative du Maire, en liaison avec la police municipale et la police nationale, afin de réfléchir aux initiatives à prendre, en terme de prévention. Trois groupes de travail, notamment présidés par Michel Legmann, adjoint au maire, et François Le Stang, conseiller municipal, tous deux délégués à la sécurité, ont été constitués sur l’opportunité d’un dispositif municipal de vidéo-protection, la violence et les incivilités des mineurs, et la sécurité des seniors (le Département, la Préfecture et des associations de parents d’élèves sont également associés).
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Vers un |
dispositif de vidéo-protection ? |
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Afin d’améliorer la sécurité, la mairie étudie l’installation éventuelle d’un dispositif de vidéoprotection sur la voie publique dans les endroits les plus exposés. Une initiative soutenue par le commissaire Brizé pour qui « c’est un outil effi cace et complémentaire à d’autres dispositifs même s’il ne peut, à lui seul, résoudre tous les problèmes de délinquance sur la voie publique ».
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Si les jeunes et les seniors font l’objet d’une attention particulière, c’est en raison de leur poids dans la population locale : 20 % des habitants de Neuilly ont moins de 20 ans et 26 % ont plus de 60 ans. Avec pour objectif vis-à-vis des jeunes de privilégier la prévention avec un projet de création d’un « espace santé jeunes » sous la houlette d’Alexandra Fourcade, adjoint au Maire délégué aux affaires sociales et à la santé. Côté seniors et bien que ces derniers ne soient, contrairement à ce que l’on pourrait penser, guère plus exposés que le reste de la population (17 % des victimes de faits délictueux entre janvier et octobre 2009), un dispositif d’accompagnement lors de leurs retraits d’argent va être proposé courant janvier aux résidents des établissements pour personnes âgées.
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