Environnement

La propreté, une priorité

Une balayeuse-aspirateur en
mouvement sur l’Ile de la Jatte.
 
Une laveuse en action combinant nettoyage
mécanique et nettoyage manuel.

La propreté est au coeur des priorités de l’action municipale. De nombreuses initiatives ont été prises l’an dernier afin d’améliorer l’efficacité du nettoyage urbain.

L’actuelle municipalité a pris les choses en main sous l’impulsion de Valérie Gallais, adjoint au maire, délégué à l’Environnement et au Développement durable. Entièrement réorganisé début 2009, le service propreté de la Ville et ses 82 agents se mobilisent pour conserver à la commune un aspect agréable malgré la multiplication des déchets en tout genre ou les phénomènes naturels comme la chute des feuilles à l’automne (près d’un millier de tonnes de feuilles à ramasser chaque année). Ainsi, les secteurs de balayage ont été redécoupés, le nombre de poubelles sur la voie publique porté de 400 à 620, le nombre de distributeurs canins a doublé (42 au total), des cendriers ont été installés devant les bâtiments publics, etc. Et ce n’est pas tout, puisque la commune s’est dotée de 14 nouveaux véhicules d’entretien. Une politique volontariste dont les résultats sont d’ores et déjà visibles même si « la propreté est quelque chose de relativement subjectif », comme le constate Daniel Vigneron, le patron du service propreté.

 

25 m3 de déchets
collectés chaque jour
grâce aux nouveaux
porte-sacs installés
par la Ville.

 
UNE ECONOMIE DE 550 000 M3 D’EAU POTABLE

Une démarche qui a également un coût, sachant que l’acquisition de nouveaux véhicules (laveuses-balayeuses, trains de nettoyage haute pression) a représenté l’an dernier un investissement de 1,3 million d’euros. Inversement, la commune a pris une décision judicieuse en supprimant l’écoulement d’eau potable dans les caniveaux de la ville, économisant ainsi plus de 550 000 m3 d’eau potable par an, soit une économie de plus de 650 000 euros, mais aussi un geste fort en faveur de l’environnement. Une politique qui marie « propreté manuelle » et « propreté mécanique » mais ne doit pas faire oublier que la propreté et le respect de l’environnement sont aussi – et d’abord – l’affaire de tous.

Un patrimoine végétal sous haute surveillance

Avec plus de 13 000 arbres et de nombreux espaces verts, Neuilly dispose d’un patrimoine végétal exceptionnel. Près de 70 agents municipaux veillent scrupuleusement à son entretien.

Un cèdre de l’Atlas - square Jean Mermoz

Fort d’un important patrimoine d’arbres et d’espaces verts, la Ville prend particulièrement soin de leur entretien. Phénomène peu connu, les arbres occupent près de 15 % de la superficie de la commune (exprimés en terme de projection au sol du volume des branches) avec un ratio d’un arbre pour 4,5 habitants alors que la moyenne nationale est d’environ un arbre pour 25 habitants.

Quant aux « espaces verts », leur superficie (37 hectares) a quasiment quadruplé en vingt ans, ce qui est assez exceptionnel, essentiellement du fait de l’aménagement de l’Île de la Jatte (5 hectares d’espaces verts), pour représenter, aujourd’hui, près de 10 % de la superficie communale.

Un patrimoine assez exceptionnel donc, à entretenir scrupuleusement. Avec 13 700 arbres, majoritairement répartis sur les trottoirs de la ville, les espèces les mieux représentées sont les platanes (plus de 3 000, essentiellement avenue du Roule, boulevard du Château, et, pour partie, boulevard d’Inkermann), suivis des marronniers (plus de 2 200, boulevard de la Saussaye et boulevard d’Inkermann) et des tilleuls (640 au total, notamment rue Perronet).

Un magnolia en fleur sur
l’esplanade de la place du Marché.

Mais ces arbres familiers sont loin de constituer un oligopole puisqu’on recense plus de 90 espèces d’arbres sur la Ville, dont des variétés rares, parmi lesquelles des micocouliers, des savonniers, des magnolias, des mûriers, quelques cèdres du Liban et même des oliviers.

UN PATRIMOINE VALORISE A PLUS DE 6,5 MILLIONS D’EUROS

Un parc naturel qui demande, bien évidemment, à être entretenu. Pour ce faire, la Ville consacre un budget non négligeable (3,75 millions d’euros en 2009, soit près de 4 % du budget municipal) à l’entretien d’un patrimoine végétal valorisé à plus de 6,5 millions d’euros, selon la direction des espaces verts de la Ville.

  Des arbres malades
  systématiquement remplacés

Malgré le suivi individuel et les soins apportés à chaque arbre, il arrive que leur état physiologique ne permette pas de les conserver, surtout en cas de danger pour la sécurité publique. Il est alors procédé à leur abattage au cours de deux « campagnes » annuelles. L’arbre abattu est alors systématiquement remplacé, assurant ainsi le renouvellement et la pérennité du patrimoine arboricole public de la ville.

Pour son entretien, la Ville dispose de 68 agents, mais aussi d’un système d’information en conséquence, l’ensemble de ce patrimoine étant géré informatiquement, à l’unité près. « L’arbre en ville n’est pas dans son milieu naturel, un peu comme s’il était en pot », constate Daniel Vigneron, directeur des espaces verts de la Ville. Un constat qui explique, pour l’essentiel, les moyens et l’attention redoublée apportée par la Ville.

 

Un olivier du square Prévert
sur l’Ile de la Jatte en bord de Seine.

LES MARRONNIERS SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Un entretien qui comporte également un volet sanitaire lorsqu’il s’agit de prodiguer des soins à un arbre mal en point (maladies fongiques et cryptogamiques pour l’essentiel), notamment les marronniers, victimes depuis quelques années d’un petit lépidoptère, le cameraria ohridella, originaire de Macédoine.

Autre volet, toujours en terme d’entretien, mais concernant les espaces verts cette fois, une amélioration de la gestion de l’eau au niveau de l’entretien des squares avec l’installation récente d’un système de distribution goutte-à-goutte (baptisé bubble).

Comme quoi, sans attendre l’émergence d’une véritable économie décarbonée, on n’arrête décidemment pas le progrès, y compris en matière d’entretien du patrimoine végétal !

 

Un chêne au parc de
la Folie Saint-James.
  Comment rénover le parc Saint-James à l’heure des années 2010

C’est à une réunion publique qu’a donné lieu la restitution, début décembre, au collège Théophile Gautier, de l’enquête, menée par Ipsos à l’initiative du Conseil général des Hauts-de-Seine, sur l’avenir du parc de la Folie Saint-James. Étaient ainsi réunis Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, Patrick Devedjian, président du Conseil général et ministre de la Relance, ainsi que les deux conseillers généraux de Neuilly, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy. Alors que la propriété, la gestion et l’entretien du parc doivent être prochainement transférés au Département, ce dernier projette, dans le cadre de la Vallée de la Culture, de réhabiliter significativement cet espace historique, moyennant un budget de près de deux millions d’euros.

La Ville étudie la pertinence de prendre en charge la Folie, bâtiment principal construit au xviiie siècle et classé Monument historique depuis 1922. Elle conduira en 2010 une étude sur l’utilité et le coût de cette perspective.
» www.lafolieneuilly.fr