Focus

Penser la ville de demain

À partir de janvier, la Ville de Neuilly lance l’élaboration de son futur Plan Local d’Urbanisme (PLU). Retour sur un processus mené en concertation avec les Neuilléens et qui devrait s’achever en 2011, après une enquête publique.

« Il y a nécessité d’avoir une vision à long terme et de penser aux générations futures », explique Bernard Aimé, directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. Véritable engagement pour les trente ans à venir, le PLU est le principal document de planification de l’urbanisme communal, en remplacement du POS (Plan d’Occupation des Sols), depuis la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains dite loi SRU (2000). Prenant en compte de façon plus complète les besoins et les enjeux spécifiques d’une ville, il doit intégrer les évolutions de la société comme la place grandissante des familles monoparentales ou sans enfant, l’impact des nouvelles technologies sur la ville et la question de l’environnement. « Il s’agit de répondre au niveau local aux engagements nationaux (Grenelle de l’environnement) et internationaux (Kyoto, Copenhague…). Ce raisonnement à différentes échelles est difficile, mais passionnant ».

LE TERRITOIRE A DEJA UNE IDENTITE ET UNE AME

Du POS   au PLU

Dans les communes de France de plus de 3 500 habitants, les anciens documents d’urbanisme (Plan d’Occupation des Sols, ou POS) sont progressivement remplacés par les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU).

Le PLU met en cohérence les orientations en matière d’environnement, de développement économique, d’habitat, de transport et de prévention. Il inscrit les orientations d’aménagement dans une perspective de développement durable.

Équilibre entre l’espace vert et le bâti, cohérence générale de la ville, qualité architecturale et richesse patrimoniale avec des immeubles remarquables faisant l’objet d’un « inventaire » : autant d’éléments
constitutifs de l’« âme » de Neuilly.

« On ne part pas de rien, la ville a été façonnée à partir de 1860 et elle n’a guère changé de configuration, c’est une ville dense, mais aérée », souligne Michel Deloison, adjoint à l’Urbanisme et à la Voirie, dont les ascendants se sont installés à Neuilly à cette époque. À ses yeux, le projet est celui d’une « ville complète » où le résidentiel et l’activité économique et commerciale ne font qu’un. « À l’inverse, une ville dortoir est une ville qui meurt. »

 
 
Collège Théophile Gautier

Des principes au terrain, la route est parfois longue. « Le temps de l’urbanisme est un temps long, commente Bernard Aimé, par rapport au temps des habitants qui est souvent celui de l’immédiat. » D’où l’importance de communiquer avec la population, comme ce fut le cas récemment à l’occasion de la construction du parking, avenue Achille Peretti. « Dès lors que les habitants visualisent un projet, ils acceptent plus facilement les désagréments des travaux. »

UNE PERIODE STRATEGIQUE, AVEC LE GRAND PARIS

Depuis les POS, le contexte a changé avec l’intercommunalité, les interconnexions entre les villes, à l’échelle des territoires. Une ville ne peut plus se permettre d’agir seule. Le PLU de Neuilly est inspiré par un « esprit d’ouverture » aux autres collectivités, qu’il s’agisse des villes voisines de la première couronne ou de Paris, comme c’est le cas pour les rives de la Seine ou les questions relatives au Bois de Boulogne. La période est propice à la réflexion et aux projets. Une opportunité pour le PLU de Neuilly. Cette « actualité » n’est pas pour déplaire à Bernard Aimé. « Nous ne sommes pas repliés, mais avançons en liaison avec les territoires environnants car nous avons une ambition à faire partager aux autres acteurs, comme le Grand Paris et la Région Île-de-France. »

L’AXE MAJEUR AU COEUR DU PROJET DE VILLE

Sur les 374 hectares de superficie, un peu plus d’un tiers relève de l’espace public. « En termes d’aménagement – trottoirs, circulations douces –, c’est un enjeu qu’il faut intégrer car il correspond aux attentes des habitants », commente Bernard Aimé. Mais l’enjeu essentiel est celui de l’Axe Majeur. « Il est nécessaire de réunir cette ville coupée en deux par une sorte d’autoroute et ses 160 000 voitures par jour avec l’objectif d’apporter une qualité de vie inexistante eu égard à la nuisance sonore et à la pollution. » Et de souligner que l’Axe Majeur (RN 13) fait partie d’un ensemble plus important, du Louvre à La Défense et qu’il est indissociable des aménagements de la Porte Maillot (« un noeud routier ») et la mise en perspective de l’avenue de la Grande Armée. Dans cette optique, le Pont de Neuilly pourrait être un « trait d’union » entre Neuilly et La Défense, un accès sécurisant et agréable, notamment pour les touristes.

Le PLU   en pratique

L’équipe municipale ira, dès le printemps, à la rencontre des Neuilléens pour solliciter leur avis et entamer une « coproduction » du projet de ville. Cette mise en débat du PLU prendra la forme de rencontres publiques, de groupes de travail et de conférences générales sur des thèmes comme la famille, le logement, l’environnement, la vie économique.

Après la phase d’écoute, le Conseil municipal en débattra avant de mettre en route l’étude du PLU qui comprendra un projet d’aménagement et de développement durable (PADD), document plus politique exprimant le projet de la municipalité en matière de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme.

Une enquête publique sera ouverte pour recueillir propositions et remarques. Le PLU sera ensuite soumis au commissaire-enquêteur.

Une fois sa conclusion remise, la Ville arrêtera le Plan Local d’Urbanisme, a priori en 2011. L’histoire de la ville et son futur se conjugueront. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, « l’avenir, c’est du passé en préparation ».

 
LA PAROLE AUX HABITANTS

Le PLU place le citoyen au centre de son dispositif. L’habitant est appréhendé dans toutes ses dimensions : travail, emploi, transports, besoins d’équipements en matière scolaire, de loisirs, de santé. Sans oublier les attentes des personnes âgées. « Le PLU c’est la clé dans la porte, mais elle n’est pas encore ouverte », explique Michel Deloison. Le projet de ville correspond-il aux attentes des Neuilléns ? C’est à partir de cette question centrale qu’une concertation va être engagée pour donner la parole aux habitants. L’objectif est d’en faire partager ses grands principes. « Nos concitoyens demandent à ceux qui dirigent la ville de produire une haute qualité de service, la ville est la propriété de tous. »

Si de grandes orientations sont prévues au sein de l’exécutif municipal (engagements pris par le Maire lors de la campagne électorale), elles doivent être partagées, discutées, enrichies, améliorées par celles et ceux qui vivent la ville au quotidien. Cette approche n’est pas sans rappeler la notion grecque et originelle de la politique, la Politis, la vie de la cité. Le PLU est l’occasion de favoriser les échanges entre les élus, les services municipaux et les usagers de la ville.

JC. Fromantin : « un nouveau cycle pour la ville »

Si le Plan Local d’Urbanisme est élaboré en concertation avec les habitants et entériné par le conseil municipal, il résulte d’une vision globale qui inscrit dans le long terme les projets de la Ville. Jean-Christophe Fromantin nous fait part de ses premières réflexions sur les grandes orientations qu’il entend donner à ce plan.

Quels sont vos constats ?
« La Ville est au début d’un nouveau cycle. Elle a besoin de reconsidérer tout un ensemble de sujets qui ont évolué, liés au paysage, à la démographie, à la saturation géographique, à la demande d’activité… L’intérêt du PLU est de mettre à plat toutes les données pour proposer un projet qui prenne en compte ces évolutions. Il faut ouvrir le débat. L’élaboration du PLU, c’est un travail d’urbanisme mais aussi de dialogue qui doit permettre à la Ville de trouver de nouveaux équilibres pour aborder l’avenir. »

Quelle est votre analyse des besoins ?
« Mon analyse s’inscrit dans le projet municipal autour de trois grands domaines : la qualité de vie, le développement des activités et la solidarité. La qualité de vie passe par une amélioration continue du cadre de vie, par une vigilance sur les questions de sécurité, par un travail sur les espaces publics. En termes d’activité, il faut travailler sans cesse à construire une ville en mouvement, porteuse de projets, en agissant contre toute forme d’isolement ou d’endormissement. Enfin, il est important de développer la solidarité. Une ville est d’abord une communauté de personnes. Les limites des dispositifs d’aide sociale nous montrent à quel point la Ville doit être porteuse d’un projet de solidarité qui passe par des choses simples. Créer des lieux de rencontres, aménager les espaces publics pour créer du lien, développer le civisme, telles sont les actions que nous voulons susciter pour avoir encore plus de solidarité à l’échelle de notre ville. »

Quels sont les éléments de contexte qui peuvent influer sur l’élaboration d’un PLU aujourd’hui ?
« Trois nouvelles forces sont à prendre en compte. En premier lieu, la globalisation de nos territoires qui nous oblige à travailler notre identité locale dans une dynamique globale. Le projet Axe Majeur en est l’illustration : partant d’une nécessité locale, l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle, j’ai reconsidéré le projet en associant les territoires environnants dans la perspective d’un Axe de l’Étoile à La Défense dont l’attractivité dépasse largement le cadre de Neuilly et dont l’aménagement rejaillira très positivement sur notre ville. En second lieu, les nouvelles technologies. Il est important de réfléchir à la manière dont elles peuvent rapprocher les individus, créer du lien et non les isoler, comme c’est parfois le risque. Enfin, le vieillissement de la population qui va de pair avec le développement de nouvelles pathologies dégénératives doit être intégré dans le projet de la Ville car de nouveaux besoins voient le jour. »

Et le développement durable dans tout ça ?
« Le développement durable est sous-jacent à toutes les préoccupations. L’engagement à préserver nos ressources pour les générations futures doit correspondre à un comportement global. C’est un impératif à intégrer de manière transversale dans tous nos projets. »

Rentrée scolaire : vitalité et diversité

La rentrée 2009 s’est déroulée dans les meilleures conditions. De la maternelle au lycée, elle concernait près de 14500 élèves! « C’est un chiffre comparable à celui d’une université, indique Claire de Lesquen, adjointe au maire à la Vie Scolaire. Nous pouvons trouver une solution à toute situation, chacun trouve sa place, c’est l’égalité dans la diversité ».

L’accueil du public et les relations avec les responsables d’établissements sont au coeur de l’action municipale. « Même si tout ne relève pas de la mairie, les portes sont toujours ouvertes, nous sommes un espoir pour eux, ils savent que nous sommes là ». Cette rentrée était également placée sous le signe de l’innovation, comme en attestent le service d’inscription en ligne et le projet « all English » lancé à titre expérimental dans une école de la ville.

« Nous avions raison d’être sereins, tout s’est bien passé ».

Jeanine Baillet et son équipe

Dans son bureau situé au rez-de-chaussée de la mairie, Jeanine Baillet se réjouit. Après le tour des écoles effectué le jour de la rentrée par Jean-Christophe Fromantin, la directrice de l’Enfance a, en effet, pu constater que le travail en amont de toutes les équipes avait porté ses fruits, du traitement de la demande à la mise en place des moyens correspondants (traitement des inscriptions, matériels, fournitures, nettoyage des écoles…). « Avec un budget de trois millions d’euros et un effectif de 270 personnes, agents dans les écoles comme les gardiens, agents d’entretien, ATSEM, animateurs, la Direction de l’Enfance est au service de chaque enfant dans les écoles, mais aussi dans les collèges et les lycées qui, rappelons-le, relèvent respectivement du Département et de la Région ». Dans la pièce voisine, l’activité est intense. Le pôle achats, composé de trois agents, passe 1000 commandes par an !

LA SCOLARITE EN CHIFFRES

Au total 14 000 élèves scolarisés à Neuilly en 2009, un chiffre en légère augmentation par rapport à 2008.
4 300 élèves dans les écoles maternelles et
  élémentaires publiques de la ville
1801 élèves dans les écoles privés
2020 collégiens dans le public
2379 collégiens dans le privé
1929 lycéens dans le public
2000 lycéens dans le privé

« La craie, le mobilier, le matériel… c’est la ville » précise Jeanine Baillet. Sur son ordinateur, s’affiche la page d’accueil de l’Espace Famille (voir encadré) qui a été utilisé par 40 % des familles pour inscrire leurs enfants en ligne. « C’est un vrai service qui facilite la vie des familles. À terme, je pense que ce taux pourrait grimper à 80 % ». Et de préciser que l’Internet n’est pas incompatible avec le contact humain. Car l’une des missions de Jeanine Baillet sera aussi d’être présente dans les conseils d’écoles, trois fois dans l’année. « Pour bien comprendre leurs attentes, il faut aller vers les familles, les écouter, entendre les critiques et y répondre, c’est un vrai travail de terrain ».

 

All   English
Ouverture à l’école des Huissiers d’un atelier périscolaire d’anglais « all english »

Cet atelier, ouvert le lundi à titre expérimental à l’école des Huissiers, s’adresse aux élèves de CM1. Il fonctionnera comme tous les ateliers périscolaires organisés par la mairie, de 16h à 17h30 (de 16h à 16h30, récréation sous la surveillance de l’intervenant).

Cet atelier d’anglais a pour objectif de faire découvrir aux enfants la culture et la langue anglaise au travers d’activités ludiques axées essentiellement sur la communication orale: jeux, sketches, chansons… L’approche du « tout anglais » se veut récréative et ludique.

L’inscription est à effectuer auprès de la Direction de l’Enfance 0140888568 ou sur l’Espace-Famille. 15 places sont ouvertes.

Zoom sur des innovations

Lycée Pasteur: cours de mathématique
en classe préparatoire

La rentrée scolaire est aussi l’occasion de donner un coup de projecteur sur des établissements qui ont des projets innovants. Dans tous les cas, le professionnalisme s’enrichit d’initiatives qui concourent à la qualité de l’enseignement et à la réussite de tous.

À Neuilly-sur-Seine, comme chaque année, les innovations ne manquent pas. Nous avons choisi de vous en exposer quelques-unes et ne manquerons pas de vous en présenter d’autres tout au long de l’année.

LA SOLIDARITÉ À PASTEUR

« Nous avons décidé de créer une fondation pour aider de bons élèves candidats aux classes préparatoires ayant des difficultés financières » explique Joël Adrian, proviseur du lycée Pasteur. » Lire la suite

FORMATION DU SOIR À SAINTE CROIX

Le lycée Sainte-Croix désire donner une deuxième chance à des jeunes et des adultes pour obtenir un Bac ES, en cours du soir, en 1 ou 2 ans selon leur niveau. » Lire la suite

PÉDAGOGIE LUDIQUE

À Saint Pierre Saint Jean, le mot routine a été rayé du dictionnaire : classes à horaires aménagés pour jeunes sportifs, des musiciens et des danseurs ; « Programme langue plus » ; ateliers culturels, artistiques, sportifs et scientifiques… » Lire la suite

SAINT-DOMINIQUE ET L’INTÉGRATION DE LA DIFFÉRENCE

Même si cette innovation s’inscrit dans une tradition, il s’agit d’une première. Depuis 25 ans, « Saint Do » accueille des élèves en situation de handicap cognitif, dans le cadre des Unités Pédagogiques d’Intégration (UPI). » Lire la suite

DES PÔLES D’EXCELLENCE À MAUROIS

Du côté du Collège Maurois, le principal est monté au filet pour développer les classes de tennis. Il a réussi à convaincre l’Association de Tennis de Neuilly (ATN) de signer… » Lire la suite

LES KHÂGNEUX À SAINTE-MARIE : TOUS ENSEMBLE

Christiane Foullon, directrice du lycée Sainte Marie, a lancé l’idée d’une « semaine initiatique » se poursuivant par un week-end d’intégration en Hypokhâgne. » Lire la suite

Vers une nouvelle dynamique économique

Le développement économique et le soutien à la création d’entreprises sont une priorité pour la ville qui multiplie les initiatives en ce sens. Une dynamique qui s’inscrit pleinement dans la réflexion sur le positionnement et les futurs aménagements de l’avenue Charles de Gaulle.

Le pont de Neuilly et l’avenue Charles de Gaulle

Un an après sa prise de fonction, la nouvelle équipe municipale poursuit son action en faveur d’une mobilisation accrue des acteurs et du tissu économiques neuilléens.

Avec de très nombreux chefs d’entreprises, près de 50 000 emplois salariés et le siège d’entreprises (M6, JC Decaux, Time Warner, Thalès, Chanel…) ou de cabinets spécialisés de tout premier plan (Deloitte & Touche, PricewaterhouseCoopers, Françis Lefebvre, Fidal…), la ville recèle un potentiel non négligeable d’emplois et de développement économique.

Ce contexte est favorable à la dynamique entrepreneuriale (plus de six cents créations d’entreprises à Neuilly l’an dernier). D’où l’intérêt de stimuler cet écosystème avec des actions spécifiques, tant en faveur de l’emploi — en rapprochant l’offre de la demande, notamment par le biais de la Direction du développement économique de la ville et de son partenariat avec le Pôle Emploi, l’APEC et la Maison de l’Emploi — que du développement économique et des initiatives personnelles comme l’engouement actuel en faveur du statut d’auto-entrepreneur.

Il est vrai qu’avec un « Maire chef d’entreprise » et un premier adjoint également issu du monde de l’entreprise (Microsoft, Altran…), le soutien à l’activité économique, qui plus est dans l’environnement actuel, s’impose comme une priorité. Témoin, la création, l’an dernier, de « Neuilly Performance », un club des entreprises de la ville réunissant plus de 300 d’entre elles dans le but de favoriser les synergies, de partager des expériences, d’apporter des compétences, etc. Une dynamique qui s’inscrit dans un contexte plus large puisqu’elle s’accompagne de l’ouverture prochaine d’un espace dédié à la création d’entreprises conjuguée à la réflexion sur l’aménagement et le positionnement de l’avenue Charles de Gaulle dans la perspective de son enfouissement mais aussi dans le cadre de la réflexion sur le Grand Paris.

BIENTÔT UN ESPACE DÉDIÉ AUX CRÉATEURS D’ENTREPRISES

Au-delà de la multiplication des initiatives entrepreneuriales ou individuelles (avec la création et l’implantation, à Neuilly, de jeunes sociétés comme Mix Commerce, UP Pixels, Virginale, la radio sur le web Public Santé ou le site de vente par correspondance desideespourmaman.com) et de l’arrivée d’un nouveau directeur du développement économique et de l’emploi, la ville va ainsi ouvrir prochainement un espace dédié à la création d’entreprise. Baptisé le « Lab », ce centre d’accueil, situé au 171 avenue Charles de Gaulle, offrira sur 400 m2, récemment acquis par la ville, un « package » mutualisé de services (bureaux, salles de réunion, espace d’accueil) aux porteurs de projets et jeunes créateurs afin de les épauler dans leur démarche entrepreneuriale et leur permettre d’échanger et de développer certaines activités en commun.

Sans attendre l’ouverture prochaine du LAB, le club « Neuilly Performance » fête, quant à lui, sa première année d’existence. Conçu comme un forum d’échange et de dialogue, ses deux dernières réunions, l’une consacrée au capital-risque, l’autre aux métiers du conseil, ont réuni plus de deux cents personnes. « L’objectif est de créer un effet réseau en s’appuyant sur la disponibilité et les compétences de nombreux Neuilléens, notamment issus du monde de l’entreprise, en partenariat avec les acteurs économiques locaux » résume Jean-Christophe Fromantin, le Maire de Neuilly.

Axe Majeur : Un enjeu économique fort


Visite de l’exposition Axe Majeur avec le Maire

Dernier enjeu majeur, et non des moindres, celui de l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle pour lequel le maire a retenu une approche pragmatique : « l’enfouissement est un outil, pas une finalité » répète Jean-Christophe Fromantin, pour qui ce dossier doit s’inscrire dans une problématique beaucoup plus large que sa dimension purement locale. Au-delà de la question de l’enfouissement, c’est un véritable enjeu d’aménagement urbain d’une perspective historique, conçue par Le Nôtre et reliant la place de la Concorde à Saint-Germain-en-Laye, qui se dessine.

En ouvrant cette perspective à l’axe Etoile-Neuilly-Défense, on voit bien la place centrale de Neuilly, donc de l’aménagement de la RN 13, dans le dispositif. Or cet aménagement en surface, avec tout le potentiel économique qu’il recèle, est également un défi majeur. Un enjeu sur lequel Jean-Christophe Fromantin insiste afin que « la gestion des flux de circulation ne s’effectue pas au détriment de la perspective historique, des enjeux économiques et de la qualité de vie locale ».

Bref, le débat, aujourd’hui clairement positionné, est désormais relancé en liaison avec le préfet de région qui s’est dit récemment « intéressé » par cette nouvelle approche. Rebaptisé « Axe majeur », ce projet a le soutien de nombreux architectes (Michel Cantal-Dupart, Roland Castro, Leoh Ming Pei, Renzo Piano), d’urbanistes (Alain Bourdin, Bernard Lamy, Jean-Michel Roux) et d’élus parisiens (Claude Goasguen, Anne Hidalgo, Brigitte Kuster, Pierre Mansat).

Un contexte dans lequel Brigitte Kuster, maire du XVIIème arrondissement, soulignait lors de l’inauguration de l’exposition « Etoile Neuilly Défense : l’Axe majeur » que cette approche « a une logique qui s’inscrit dans le Grand Paris du Président de la République » tandis que Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, se réjouissait de l’idée de faire potentiellement de cet axe « la plus grande avenue piétonne du monde ».

 

www. axemajeur.org
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Un pôle emploi renforcé

Jean-Gabriel Bliek
Directeur du développement
économique et de l’emploi

La Direction du développement économique et de l’emploi de la mairie propose aux demandeurs d’emploi des réponses adaptées à leurs besoins. Un partenariat avec le Pôle Emploi et l’APEC est en cours de finalisation pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi à Neuilly.

Un accompagnement sur mesure et un suivi personnalisé aideront les Neuilléens en recherche d’emploi. Par ailleurs, la municipalité entend fédérer les compétences de tous ceux qui veulent bénévolement s’investir pour favoriser le retour à l’emploi.

 

Direction du développement économique et de l’emploi
Hôtel de Ville
96 avenue Achille Peretti 92200 Neuilly-sur-Seine
01 40 88 88 27 - entreprises.emploi@ville-neuillysurseine.fr

Essai transformé pour « Neuilly Performance »

La réunion consacrée au « business angels », a notamment réuni, à l’Hôtel de Ville, en mars, Claude Rameau, président de France Angels, Guy Roulin, avocat spécialisé en droit fiscal du cabinet Fidal, ainsi que divers entrepreneurs neuilléens (desideespourmaman.com, Mix Commerce, Baracoda, E-Sidor) afin de faire le point sur le financement du capital-risque.

Consacrée aux métiers du conseil, la seconde réunion a rassemblé, en mai, au théâtre Le Village, une palette de spécialistes (Deloitte, Apec, Avarap, Human Resarch, Scola Consult) et s’est conclue par une table ronde avec des consultants issus de divers horizons venus partager leur expérience.


Réunion « Neuilly Performance » du 12 mars
Salle des fêtes de la mairie

Changer le regard sur le handicap

Interview de Jean-François Rouzières, conseiller municipal délégué à la prévention santé et au handicap

Quelle est votre approche en matière de politique pour les handicapés ?

jean-francois.rouzieres@ville-neuillysurseine.fr

Comme toutes les villes de plus de 30 000 habitants, nous sommes engagés dans l’application de la loi Handicap de 2005. Mais nous tenons aussi à initier une nouvelle manière d’aborder la problématique du handicap et plus largement du « vivre ensemble » qui était, rappelons-le, un de nos projets de campagne aux dernières élections municipales. Il nous appartient aussi d’être créatifs, et de mener une action inédite dans notre commune. Comme l’a rappelé Julia Kristeva, dans sa Lettre au Président de la République sur les citoyens en situation de handicap, « c’est la connaissance et la reconnaissance de la fragilité d’autrui, plus que son excellence qui constitue le lien démocratique. »

Il est fondamental de prendre en charge le handicap, et beaucoup d’associations Neuilléennes le font remarquablement, mais il est également important, même si c’est long et demande beaucoup d’humilité, de réinventer le lien social. Il est « normal » dans un premier temps que le handicap dérange, comme très souvent la souffrance humaine, mais il convient par notre action de changer le regard sur celui-ci et de montrer que chacun à sa manière peut faire quelque chose pour les handicapés, mais aussi qu’ils nous invitent à porter un regard plus sensible sur le monde. L’important est d’abord de changer le regard sur le handicap.

Quels sont vos projets ?

Ce sont des projets communs, que nous élaborons ensemble, avec Alexandra Fourcade, adjointe aux affaires sociales, et le Maire, Jean-Christophe Fromantin.

C’est dans cet esprit que nous allons organiser, au printemps, une journée « Ateliers du handicap » rassemblant autour des personnes handicapées toutes celles et ceux qui travaillent et agissent dans ce domaine. Il s’agira d’un temps d’écoute des personnes en situation de handicap. Que nous apportent-elles ? Comment mieux vivre ensemble ? Nous aborderons aussi le sport, la culture et l’éducation. C’est déjà à l’école que l’on peut apprendre à porter un regard différent sur le handicap et nous pourrions organiser des visites de personnes handicapées dans les établissements scolaires. Cela nous permettrait de rappeler que le handicap recouvre une multitude de formes différentes : de la personne apparemment pas handicapée (le sourd) à celle apparemment un peu plus (l’aveugle) jusqu’à des formes plus visibles, comme les personnes en fauteuil roulant, lesquelles ont encore des formes très différentes de handicap, sans oublier le handicap mental qui reste encore très stigmatisé. Des lectures de textes aux élèves seraient également nécessaires. À ce propos, chacun peut d’ailleurs lire le livre de Jean-Louis Fournier, Où on va papa ?

C’est un livre fort, bouleversant, courageux et dérangeant et qui rencontre un vrai succès public, ce qui est formidable. On peut aussi lire Alexandre Jollien et son « Éloge de la faiblesse » où il raconte son histoire ; il est infirme moteur cérébral, se retrouve sur les bancs de l’université et devient philosophe, il reste debout et donne du sens à ce qu’il vit. Il est aussi important de se départir du registre de la victimisation et de son corollaire, la culpabilisation. La vie avec le handicap, c’est aussi la vie, avec ses joies et ses rires. Cet événement sera aussi l’occasion de fédérer les associations autour de notre politique et de profiter de leur expertise. La journée se clôturera par la création d’un conseil scientifique composé de médecins, psychologues, experts, artistes, dont la vocation sera d’évaluer tous les deux mois l’état d’avancée des projets de la ville dans le domaine du handicap.

Enfants du centre de rééducation
de l’association Notre-Dame
 
 

Quels sont vos projets de rentrée ?

Pour la rentrée de septembre, nous avons le projet d’un événement original qui se tiendra sur la place du marché. Il s’agira d’envisager le handicap sous l’angle du défi, sportif et culturel en associant handicapés et valides. « Les défis du handicap » permettront aux handicapés de sortir des murs, de témoigner de leur exemplarité et de partager des expériences avec la population. Dans le sport à qui donne-t-on un handicap ? À ceux qui sont les plus forts. Essayons de vivre le handicap comme un défi et non comme une fatalité. Des épreuves sportives telles que le Street Basket avec des figures du monde handisport ou la réalisation d’une fresque constitueront les moments forts de cette journée où nous commencerons à apprendre à vivre ensemble. À chaque fois, handicapés et personnes valides évolueront ensemble pour un enrichissement mutuel.